Clinique vétérinaire Farnham-Bedford
1555 chemin des Coteaux, Québec
Information générale destinée au public. Chaque animal est unique : nos recommandations finales tiennent compte de l’âge, du poids, de la race, du mode de vie et de l’état de santé.

Pourquoi faire stériliser son chien et son chat mâle ?

Santé, comportement, prévention… et sécurité au quotidien.

La castration (ablation des testicules) réduit l’influence de la testostérone sur l’organisme et sur certains comportements. Elle ne “change pas la personnalité” d’un animal bien équilibré, mais elle peut diminuer des comportements fortement liés aux hormones, tout en prévenant certaines maladies fréquentes, surtout avec l’âge.

Les bénéfices varient selon l’espèce et l’individu. Chez le chien, on insiste souvent sur la prévention des maladies de la prostate, des tumeurs testiculaires et sur la réduction des comportements à risque (fugue, conflits). Chez le chat, la castration a un impact majeur sur le marquage urinaire, les bagarres et l’errance, qui sont des causes importantes de blessures et de transmission de maladies.

À retenir (version claire)
  • Chez le chien, la castration aide à prévenir plusieurs problèmes de prostate en vieillissant.
  • Chez le chien (et plus rarement chez le chat), elle élimine le risque de tumeurs testiculaires.
  • Chez le chat, elle réduit fortement le marquage urinaire, l’errance et les bagarres.
  • Pour les deux espèces, elle diminue les comportements à risque (fugue, blessures), ce qui influence la santé et la longévité.

1) Prostate : avantage majeur chez le chien mâle

Avec l’âge, de nombreux chiens mâles non castrés développent une prostate augmentée de taille (hyperplasie prostatique bénigne). Cette condition peut être asymptomatique au début, puis entraîner des signes : difficulté à déféquer, gêne, douleurs, écoulements, sang dans l’urine, ou infections (prostatite). La prostate peut aussi développer des complications (abcès, kystes).

La castration réduit la stimulation hormonale de la prostate. Dans de nombreux cas, elle contribue à : diminuer la taille de la prostate, réduire la fréquence des récidives et améliorer certains signes cliniques. Le plan de traitement dépend de la situation (infection, douleur, état général) et peut inclure médicaments et suivi en plus de la chirurgie.

À la maison : signes qui méritent une consultation
  • Difficulté à déféquer (effort), selles aplaties
  • Léchage fréquent, douleur au bassin/abdomen
  • Sang dans l’urine, écoulement préputial anormal
  • Fièvre, abattement, perte d’appétit

2) Tumeurs testiculaires : surtout chez le chien (et cas particulier des testicules non descendus)

Les tumeurs testiculaires sont surtout rencontrées chez le chien mâle. Elles peuvent être bénignes ou malignes, et certaines peuvent produire des hormones provoquant des signes visibles (changements de pelage, féminisation, problèmes cutanés, etc.). Chez le chat, les tumeurs testiculaires sont plus rares, mais elles peuvent survenir.

Un point très important : lorsqu’un testicule n’est pas descendu dans le scrotum (cryptorchidie), il est exposé à un risque accru de complications, dont certaines tumeurs, et il peut aussi se tordre (torsion) — situation douloureuse. Dans ces cas, la castration est généralement recommandée.

La castration élimine le risque de tumeurs testiculaires, puisqu’elle retire le tissu concerné.

3) Marquage urinaire : un bénéfice majeur chez le chat mâle

Le marquage urinaire est un comportement fortement influencé par les hormones, surtout chez le chat mâle entier. L’urine de marquage est souvent plus odorante, et le comportement peut devenir très difficile à gérer à la maison (murs, portes, sacs, canapés). La castration diminue très souvent la fréquence et l’intensité du marquage, surtout si elle est faite tôt.

Important : le marquage peut aussi être lié au stress, à une cohabitation difficile ou à un problème urinaire. Si le marquage persiste malgré la castration, une évaluation médicale et environnementale est recommandée.

4) Fugue, errance, bagarres : impacts santé très concrets (chien & chat)

Les mâles entiers sont plus susceptibles de chercher des femelles en chaleur. Cette motivation augmente le risque de fugue, d’errance et de comportements impulsifs : traverser la rue, se battre, se coincer, se perdre, ou subir des traumatismes. C’est l’un des enjeux majeurs de sécurité, autant pour le chien que pour le chat, avec un impact direct sur la santé.

Chez le chat

Les bagarres entre chats mâles (morsures profondes) entraînent fréquemment des abcès, des douleurs, et peuvent contribuer à la transmission de certaines maladies (selon contexte et exposition). Réduire l’errance et les conflits, c’est réduire les blessures et les visites en urgence.

Chez le chien

La castration peut diminuer certains comportements liés à la compétition sexuelle et à la territorialité, ce qui peut contribuer à réduire les conflits dans certains contextes. Cela dit, l’agressivité est multifactorielle : éducation, socialisation, peur, douleur, anxiété et expériences de vie jouent un rôle important. Une approche globale (médicale + comportementale) est parfois nécessaire.

5) Longévité et qualité de vie : moins de risques, moins de traumatismes

Un point souvent sous-estimé : en réduisant les fugues, les bagarres et l’errance, on réduit les accidents, les blessures, les abcès, les traitements prolongés et les hospitalisations. De plus, la prévention de certaines maladies (prostate, testicules) contribue à une meilleure qualité de vie en vieillissant.

Questions fréquentes (et réponses simples)

“La castration va-t-elle calmer mon animal ?”
Elle réduit surtout les comportements liés aux hormones (errance, marquage, certaines rivalités). Pour l’hyperactivité, l’anxiété ou les problèmes de comportement complexes, un plan global est parfois nécessaire.

“Mon chien va-t-il prendre du poids ?”
Les besoins énergétiques peuvent diminuer. Avec un ajustement des portions et une routine d’activité, on contrôle très bien le poids.

“Quel est le bon moment ?”
Cela dépend de l’âge, du gabarit, de la race, de la croissance, du mode de vie et des objectifs (prévention vs comportement). Une discussion personnalisée lors d’un examen est la meilleure façon de décider.

Conclusion

La castration du chien et du chat mâle est un geste préventif qui combine bénéfices médicaux et bénéfices au quotidien : prévention de problèmes prostatiques (surtout chez le chien), élimination des maladies testiculaires, réduction du marquage (surtout chez le chat), et diminution des comportements à risque comme la fugue et les bagarres. Si vous souhaitez savoir ce qui est optimal pour votre animal, notre équipe vous guidera selon son profil.

Clinique vétérinaire Farnham-Bedford